Le chapardeur des colonnes de Buren

Voilà un moment que me trotte dans la tête l’envie d’étoffer un peu la rachitique rubrique « Portraits » de ce blog. J’attendais le bon personnage, un être un peu curieux qui aurait accepté de se prêter au jeu moyennant quelques bananes bien mûres. C’est en passant au milieu des colonnes Buren tout nouvellement rénovées et rouvertes au public que je suis tombé sur un éventuel candidat à se le faire tirer (le portrait).

Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’endroit, sachez que sous le sol circule un petit réseau de canaux. Un carré est laissé découvert, ce qui laisse le loisir de jeter des pièces dans l’eau, le but du jeu étant de réussir à déposer sa pièce au sommet de la colonne qui se dresse au milieu. M’est avis que ça doit vous porter une chance de fou.

Nous étions mercredi, entre 13 heures 30 et 14 heures quand j’ai aperçu l’énergumène, imper marron et bob en cuir, en train de chiper les pièces qui se trouvaient plus bas à l’aide d’un fil de pêche et d’un aimant. C’était plutôt efficace. A chaque coup, l’animal parvenait à en remonter deux ou trois. Qu’il relançait ensuite, avec plus ou moins de réussite, sur le sommet de la colonne. Je n’avais pas le temps de m’attarder, j’ai donc décidé de revenir ici une semaine plus tard, à la même heure.

A nouveau, il était là. J’ai tenté une approche, qui m’a d’abord valu un regard de bête effrayée ainsi qu’une absence de réponse. En insistant, j’ai pu lui extirper ces quelques mots : « Ca me plait pas » avant de répéter : « Ca me plait pas… parler avec toi ». Sur le coup, même si j’ai compris que je n’avais pas affaire à une personne tout à fait bien dans sa tête, c’était un peu vexant. Et ce n’est pas Panckoucke qui aurait été là pour me soutenir. Timide comme il est, il avait bien pris soin d’aller faire un tour pendant ce temps là. Peut-être que mes mots étaient maladroits, mal choisis, ou peut-être encore que j’avais une sale trogne ce jour là. Quoi qu’il en soit, ma pauvre rubrique devra patienter encore un moment avant de se voir remplumer.

Italie 2 s’embrase avec Papy Dance

Les habitués de la place d’Italie ne peuvent pas ne pas connaître Papy Dance. Sur le parvis du centre commercial, vieux cabotin qui se dandine sur les musiques qu’il a sélectionnées. Le site naissant de web-documentaire Brèves de Trottoirs nous tire son portrait en une petite dizaine de minutes. N’hésitez pas à visionner cette vidéo, de fort bonne facture ma foi, et qui, on l’espère est la première d’une belle série.

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