Parmi les parcs méconnus qui méritent absolument le détour, le parc Belleville figure en bonne position. D’abord puisqu’on y trouve en son sein, ce qui se révèle être le meilleur jeu pour enfant qu’il m’ait été donné de voir. Plutôt que jeu, parlons plutôt d’une forteresse qu’il faudrait conquérir. Parce que c’est ni plus ni moins de cela qu’il s’agit. Sur un dénivelé impressionnant, il faudra franchir un rempart, trouver les bons passages, escalader un relief abrupte en utilisant cordages et rondins de bois pour finalement atteindre au sommet, le donjon. Je n’ai pu m’empêcher de me demander qui avait conçu cet ouvrage. Car disons-le, à une époque où l
’enfant semble surprotégé, cette forteresse me parait franchement périlleuse. Il y aurait même de quoi se fracturer une ou deux dents suite à un bond mal calculé. Et par ailleurs, je ne vois vraiment pas ce qui pourrait empêcher les enfants d’utiliser l’une des nombreuses meurtrières mises à disposition pour envoyer toutes sortes de projectiles à ceux qui tenteraient l’ascension. Ce n’est pas une critique, hein. Je salue l’artiste, c’est tout. A mon avis, c’est même admirable qu’on propose enfin aux enfants un jeu digne de ce nom qui ne les prenne pas pour des demeurés.
Pendant que je m’am
usais à découvrir les tuyauteries du fort, Panckoucke était parti du côté de l’audacieusement baptisée « Maison de l’Air ». Rien d’autre qu’une petite exposition permanente consacrée à l’air, donc. Très pédagogique, foutrement interactive, sans doute très intéressante pour toutes sortes d’enfants. Pour les grands dadais de votre es
pèce, ça ne fait pas de mal non plus d’y faire un tour, d’autant que la visite est strictement gratuite. A part ça, du fait de son fort dénivelé, le parc offre un bon point de vue sur la capitale. Sauf que, lorsque nous nous y sommes rendus, nous étions en hiver et, ce jour-là, Paris était recouverte d’une étrange et très légère couche de brume. Ce qui rendait la lumière très blanche. Autre effet de la saison, les fontaines et chutes d’eau qui s’échelonnent du sommet jusqu’en bas étaient désactivées. On ne peut donc que supposer que regarder tout ça dégringoler à travers une petite forêt de bambous est sans doute
plaisant. Avec l’arrivée de jours autrement plus cléments, il n’y a vraiment plus rien qui pourrait vous dissuader de venir vous détendre dans ce chouette et riche en végétaux parc. C’est dit.
Accès : Depuis le métro Couronnes (ligne 2), suivre la rue des Couronnes jusqu’au parc.
La vidéo bonus de Panckoucke : Un clip des Romanesques, deux artistes japonais qui aiment bien Paris et qui gigotent ici au sein du dit parc.







